L'ÉCOLE DE LA NOUVELLE LUNE
Installation en duo avec Caroline Bosc
Esox Lucius
Varennes-Sous-Dun - 2015

Pour se rendre à l’exposition, il faut en premier lieu trouver le village de Varennes-sous-Dun, puis le corps de ferme couvert de vigne vierge et bordé d’hortensias. Là, vous distinguez des sons étranges. Dans la pénombre de la grange, des lumières de fête foraine vous font de l’œil. Les ampoules clignotent autour d’une gigantesque gueule ouverte ; celle d’un tigre en plâtre. Il rappelle la bouche qui ornait la façade de la taverne du boulevard de Clichy au début du XXème siècle, « L’enfer ». Elle marque la distinction entre deux mondes… « Don’t be a pussy » est-il inscrit en lettres gothiques sur les deux ventaux de la porte, entre les dents du fauve. On a fait plus engageant comme invitation, mais ce n’est pas non plus le sphinx de Thèbes. Ne soyez pas craintif alors, enjambez les dents de la bête, poussez les battants de l’entrée.

Sophie Lapalu

L’exposition « L’école de la nouvelle lune » est le fruit de la troisième collaboration de Caroline Bosc et Jean-Sébastien Tacher. Après une résidence commune en Chine, l’idée a été de créer un espace, à la fois école de pensée artistique temporaire, à la fois décor. Ce dernier sera constitué de sculptures en différents matériaux (bois, bambous, céramiques, plâtres), de fresques et de mobiliers.
En son sein différents événements vont se succéder : films d’animation, sons, interventions. Le tout dépeindra une fiction plus ou moins explicite qui sera parsemée de rebondissements comme dans un film ou dans une pièce de théâtre.

jst